Pour Charlotte Corday, Marat était l’homme à abattre, celui qui, à travers son journal appelait au meurtre. Elle a mesuré son geste, elle a tué un symbole, un homme adulé par le peuple. Huit jours s’écoulent entre le moment où Charlotte Corday quitte Caen et le moment ou la lame de la guillotine s’abat sur elle, Place de Grève à Paris. Une semaine pour comprendre les motivations qui animent cette belle jeune femme solitaire, petite fille du Grand Corneille, républicaine convaincue qui était déterminée à se sacrifier pour affirmer les valeurs de la liberté. Pourtant par son geste, Charlotte Corday n’a fait que provoquer l’accélération de la « Terreur ».